Médiator et torture

STOP A LA TORTURE AVEC DES MEDICAMENTS ET AU NEGATIONNISME DES MEDECINS

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Mediator : une victime en attente d'indemnisation témoigne

Mediator : une victime raconte son calvaire

Médiator : témoignage d'une victime

Témoignage d'une victime du Mediator

Une victime du Mediator

Victime du Mediator

Victime du Mediator

L'énorme intérêt pour les médecins et BIG PHARMA, d'avoir le plus de victimes des médicaments et vaccins, possible, est qu'on les bourrent de médicaments...a vie...

Mediator : un proche d'une victime accuse

NEGATIONNSIME ET DENI DES MEDECINS

Le fonds d'indemnisation sous-évalue les pathologies de nombreux malades.    L'Agence de presse médicale (APM) a soulevé jeudi un véritable lièvre. Alors que l'Office national d'indemnisation des accidents médicaux (Oniam) rendait publiques les résultats de ses expertises (64 victimes du Mediator seront indemnisées sur les 863 dossiers étudiés, soit un très faible nombre de malades), l'APM relevait que les experts minimisent la gravité des dossiers en réinterprétant les comptes-rendus des examens.
 
Il y a une chape de plomb qui s'abat dès que l'on parle du Mediator, drame favorisé par de lourds conflits d’intérêts existant entre les experts de l’Agence du médicament (ANSM, l'ex-Afssaps) et le laboratoire Servier. Plusieurs hauts responsables de l’agence ont été mis en examen pour trafic d’influence et prise illégale d’intérêts mais aucun procès pénal n’est encore audiencé.
 

isoméride : de très graves symptômes des années après

Témoignage victime isoméride

Après plusieurs traitements amaigrissants, Anna Paulos est atteinte d’hypertension artérielle pulmonaire. Les laboratoires Servier, fabriquant le produit incriminé, viennent d’être condamnés par la courd’appel de Versailles. C’est comme si j’avais retrouvé un but de vie, une raison supplémentaire de me battre.» Greffée des deux poumons après s’être vu prescrire un coupe-faim pour 4 kilos superflus, Anna Paulos a ajouté du temps au temps en se lançant dans une procédure judiciaire en réparation. Anna Paulos est femme de ménage chez un avocat parisien. En août 1990, à 27 ans, elle accouche de son second enfant. Un an passe, et la médecine du travail la convoque pour une visite médicale de routine. Le médecin la trouve en pleine santé mais déplore que sa patiente n’ ait toujours pas retrouvé son poids idéal : entre 47 et 49 kilos pour 1,50 mètre. «A l’époque, j’étais un peu anxieuse et je grignotais pas mal de sucreries, mais 4 kilos de trop après une grossesse, on est loin de l’obésité», explique la petite dame brune. Le praticien lui parle de l’Isoméride, médicament de la famille des anorexigènes, en vente depuis 1985: «Je vais vous donner un produit qui dégoûte des sucres et des féculents», lui dit-il.Anna Paulos achète les boîtes, 170 francs pièce, et suit à la lettre son ordonnance : un cachet matin et soir pendant trois mois. Avant même la fin du traitement, les kilos superflus ne sont plus qu’un mauvais souvenir, et Anna retrouve sa silhouette d’ antan. «Je buvais beaucoup d’eau et je n’avais plus faim», se souvient-elle. Convaincue de l’efficacité du traitement, elle décide l’année suivante de regoûter au remède miracle et demande au docteur merveille de le lui prescrire de nouveau. «Je n’ai pris qu’un mois de cachets sur les trois en 1992, car je me sentais un peu essoufflée. En 1993, j’ai repris deux mois de traitement avant de tout arrêter.» Son état de santé se dégrade, le moindre effort l’épuise. «Je ne pouvais plus porter une feuille de papier, je me sentais si faible !» Pas de quoi inquiéter le médecin, qui diagnostique de l’asthme et lui donne de la Ventoline !
En mai 1994, Anna Paulos est victime d’un malaise. Elle doit arrêter de travailler. «J’étais de plus en plus essoufflée, mes lèvres étaient violettes et j’avais de plus en plus de mal à marcher.» On la transporte à l’hôpital Foch, à Suresnes. «Le pneumologue m’a demandé si j’avais fait un régime et si j’avais pris de l’Isoméride. J’ai répondu oui. Il m’a alors dit : Je sais ce que vous avez.» Elle est transférée en urgence à l’hôpital Béclère de Clamart, placée en réanimation cardiaque. Les médecins l’informent immédiatement de la gravité de son état : atteinte d’une hypertension artérielle pulmonaire primitive, elle doit subir une transplantation des deux poumons et une opération du coeur. Son état est critique. Et le verdict trop brutal pour être entendu. Elle refuse de rester à l’hôpital : «Je savais que mes deux enfants m’attendaient à la maison et j’ai demandé à sortir pour assister aux obsèques de mon père, décédé quelques jours plus tôt.» Impuissants à la raisonner, les médecins la laissent sortir, lui prescrivent un vasodilatateur et installent par perfusion une petite pompe qui lui permet de respirer.
A bout de souffle, réhospitalisé;e en catastrophe, elle se résout, en octobre 1994, à s’inscrire sur une liste de demandeurs d’organes. Le 31 décembre, elle subit une greffe des deux poumons et est opérée du coeur. Une opération de neuf heures. L’année suivante, interminable, Anna Paulos s’accroche à la vie : un mois de réanimation, des arrêts cardiaques, un oedème, un pneumothorax. Elle ne pèse plus que 38 kilos. En réanimation, elle demande par écrit qu’on débranche ses machines.
Mais, dès les premiers signes d’espoir, elle tient bon. Elle pense à ses enfants. Elle se souvient notamment des propos du petit, un jour à l’hôpital : «Tu n’as pas la même tête, mais tu es toujours ma maman.» Elle retrouve l’énergie de lutter. «Il a fallu réapprendre à marcher, à respirer. Mes cordes vocales étaient abîmées, et pendant plus d’un mois je n’ai pas pu parler.»
Aujourd’hui, la transplantation tient et Anna Paulos mène une vie presque normale. Elle a repris un travail, en tant que standardiste, dans une petite PMI, à la Défense. A ceux qui insistent sur sa bonne mine, elle répond: «Je me suis battue pour la retrouver.» Dans un joli appartement, à Carrières-sur-Seine (78), avec son mari, chauffeur de taxi, et ses deux enfants (11 et 17 ans), elle respecte une hygiène de vie rigoureuse, évite les mélanges malheureux sel-cortisone et les chaleurs humides. Elle avale toujours quantité de médicaments, le moindre rhume pouvant entraîner des complications. Alors que les médecins avaient parlé d’une espérance de vie de cinq années, sa greffe remonte maintenant à plus de sept ans. «Mon combat contre la maladie m’a permis de voir jusqu’où je pouvais aller», dit-elle, philosophe. Elle continue à se battre : pour l’exemple.
 ect…

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